Saison actuelle

La saison 2018-2019 est marquée par la collaboration avec un artiste associé, le chorégraphe français Olivier Dubois. Plusieurs programmes sont présentés, regroupant des artistes aussi divers que Maguy Marin, Pierre Pontvianne, Rachid Ouramdane, Thomas Hauert, Hofesh Shechter, Barak Marshall ou Alexander Ekman...  Les trois années de formation participent aux programmes sur Genève. 

Artiste associé - Olivier Dubois

La direction du Ballet Junior de Genève a voulu joindre à sa structure un artiste associé afin de permettre aux jeunes danseurs de la compagnie de collaborer de manière régulière avec un chorégraphe important de notre époque et de tisser ainsi un lien supplémentaire avec le monde professionnel.

L'accueil de cet artiste et de ses proches collaborateurs donne une couleur nouvelle aux activités du Ballet Junior et ouvre la voie à d'autres collaborations artistiques. Pendant deux ans (2017-2019), l'artiste associé accompagne une volée d'élèves-danseurs et permet aux différents publics de découvrir son univers.

"Une formation supérieure se doit d'être tournée vers le monde professionnel. Lorsqu'il a été question de collaborer avec un artiste associé notre choix s'est naturellement porté sur Olivier Dubois, un artiste exigeant qui a son propre univers et qui sait amener de manière sensible les élèves danseurs dans une autre dimension. Son approche ne cesse d'enrichir notre propre réflexion et nous aide à faire évoluer nos actions pédagogiques. Nous sommes heureux qu'il ait accepté de partir à l'aventure avec nous."

Patrice Delay & Sean Wood

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Chorégraphes

Maguy marin squareMaguy Marin

Maguy Marin étudie la danse classique au conservatoire de Toulouse. Elle entre ensuite au ballet de Strasbourg, puis change de direction et rejoint l’Ecole Mudra à sa création en 1970 à Bruxelles. Trois ans de travail intense qui sont décisifs dans son parcours.
Elle sera soliste quatre saisons durant pour le Ballet du XXe siècle sous la direction de Maurice Béjart, et tente ses premières ex- périences de chorégraphie. En 1978, elle travaille avec Daniel Ambash et son activité créatrice prend dès lors son essor, spécialement après son prix obtenu au Concours chorégraphique international de Bagnolet.
Son style se tourne vers un pendant français de la Tanztheater, développée en Allemagne par Pina Bausch, en intégrant de nombreux éléments théâtraux et non dansés dans ses chorégraphies. Elle sera dès lors une des chorégraphes les plus importantes de la Nouvelle danse française, notamment avec une pièce devenue mythique May B ainsi qu’avec sa version contemporaine de Cendrillon créée en 1985 pour le ballet de l’Opéra de Lyon et jouée plus de 460 fois depuis cette date.
Elle entame en 1987 une longue collaboration avec le musicien-compositeur Denis Mariotte. A la direction du Centre chorégraphique national de Créteil et du Val-de-Marne à partir de 1985 puis au Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape de 1998 à 2011, elle s’installe dans la ville de Toulouse en 2012 avant d’installer sa compagnie dans un espace pérenne à Sainte-Foy-lès-Lyon: Ramdam, un Centre d’Art créé en 2015. Ce lieu permet de continuer à ouvrir l’espace immatériel d’un commun qui cherche obstinément à s’exercer et enclenche le déploiement d’un nouveau projet ambitieux en coopération des compagnies partenaires. La compagnie se crée, évolue et change développant ces dernières années son travail dans le cadre de la non-danse. A ce jour, elle a réalisé une quarantaine de pièces.
Maguy Marin est l’une des très rares non Américaines à avoir reçu l’American Dance Festival Award. En 2008, elle reçoit un Bessie Award à New York pour son spectacle Unwelt présenté au Joyce Theater. L’édition 2012 du Festival d’automne à Paris lui consacre une rétrospective en programmant 6 de ses créations emblématiques dans huit théâtres de Paris et d’Iîle-de-France. En juin 2016, la Biennale de Venise lui remet un Lion d’or pour l’ensemble de son parcours artistique.

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Thomas Hauert 500pxThomas Hauert

Après une carrière de danseur pour Anne Teresa De Keersmaeker, David Zambrano et Pierre Droulers, le Suisse Thomas Hauert fonde sa compagnie ZOO à Bruxelles. Son premier spectacle Cows in Space (1998) est immédiatement couronné aux Rencontres de Seine-Saint-Denis. Reconnu pour sa contribution originale à un travail d’essence chorégraphique, Thomas Hauert a créé avec sa compagnie ZOO une quinzaine de spectacles dont Jetzt (2000), Verosimile (2002), Modify (2004, Prix de la danse suisse 2005), Walking Oscar (2006) Accords (2008), You’ve Changed (2010), From B to B (avec Àngels Margarit, 2011), Like me more like me (avec Scott Heron, 2011), la pièce pour jeune public Danse étoffée sur musique déguisée (2012), Mono (2013), le solo (sweet) (bitter) en 2015 et sa dernière pièce de groupe inaudible (2016). En 2010, le réalisateur Thierry De Mey a intégré la chorégaphie d’Accords pour réaliser le film La Valse, co-produit par Arte. Hauert a aussi créé la pièce Hà Mais (2002) avec des danseurs mozambicains et plusieurs pièces pour P.A.R.T.S à Bruxelles. En 2010 il crée une nouvelle œuvre pour le Ballet de Zurich, Il Giornale della necropoli, en 2013 Pond Skaters pour le Toronto Dance Theatre, en 2014 Notturnino pour la compagnie anglaise de danseurs invalides et non invalides Candoco Candoco Dance Company et en 2015 La mesure du désordre pour le collectif LaBolsa basé à Barcelone. Présenté sur plus de 200 scènes dans 34 pays, le travail de Thomas Hauert se développe d’abord à partir d’une recherche sur le mouvement, avec un intérêt particulier pour une écriture basée sur l’improvisation, explorant la tension entre liberté et contrainte, individu et groupe, ordre et désordre, forme et informe. Il est régulièrement invité à participer à des évènements liés à l’improvisation et développe un intérêt important dans les relations qui existent entre la danse et la musique. Le chorégraphe a développé des méthodes d’enseignement reconnues internationalement. En plus d’une collaboration suivie avec P.A.R.T.S à Bruxelles, il donne des workshops dans le monde entier. En 2012-13, il est professeur invité « Valeska Gert » à la Freie Universität de Berlin. En 2012, Hauert est sélectionné pour participer au projet « Motion Bank » de la Forsythe Company. Depuis 2013, Thomas Hauert est le directeur académique du bachelor en danse contemporaine à La Manufacture à Lausanne.

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Rachid OuramdaneRachid Ouramdane

Né à Nîmes en 1974, Rachid Ouramdame est danseur et chorégraphe. Dès l’obtention de son diplôme au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers en 1992, Rachid Ouramdane se lance dans une carrière de chorégraphe et d’interprète qui l’amène à travailler en France et à l’étranger avec Meg Stuart, Emmanuelle Huynh, Odile Duboc, Christian Rizzo, Hervé Robbe, Catherine Contour, Jeremy Nelson, Alain Buffard, et Julie Nioche, avec qui il co-fonde en 1996 l’association Fin novembre.
Les projets qu’il développe s’inscrivent dans le bouleversement conceptuel que connaît la danse au milieu des années 90 avec un double questionnement : sur les notions d’ «interprète» et de «chorégraphe», et sur le mode de production et de circulation des œuvres. Rapidement, ses pièces intègrent le support vidéo comme moyen de réfléchir sur la mémoire corporelle.
Depuis 2007, avec la compagnie de L’A., son travail prend un tournant notable en s’articulant dorénavant entre danse et documentaire. L’un des aspects importants de sa recherche concerne les ques- tions d’identité, dont la sienne et celle de ses parents d’origine algérienne. En 2007 il entre en résidence au Théâtre de Gennevilliers. Il poursuit en même temps son association avec Bonlieu Scène nationale d’Annecy, amorcée en 2005, et devient associé au Théâtre de la Ville en 2010.
Il présente au Festival d’Avignon 2011 sa pièce intitulée Exposition universelle , (création à Bonlieu, Scène nationale d’Annecy en 2011 dans le cadre du festival Extra). Accompagné par le musicien Jean-Baptiste Julien, il questionne dans cette chorégraphie les esthétiques officielles : «De quelle façon une idéologie s’incarne t-elle dans des formes sen- sibles ? Quelles attentes du pouvoir l’œuvre d’art vient-elle servir ? Quels stigmates l’histoire politique laisse t-elle sur les corps ?»
En dehors de ses projets artistiques, Rachid Ouramdane est investi à l’international dans une activité conséquente de transmission et de rencontre (workshops, conférences, ateliers de recherches) en France, Roumanie, Pays-Bas, Brésil, États-Unis...
Depuis le 1er janvier 2016, il dirige avec Yoann Bourgeois le centre chorégraphique national de Grenoble installé dans la MC2.

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barak marshall2Barak Marshall

Né à Los Angeles (USA), Barak Marshall est le fils de la danseuse, chorégraphe et musicienne Margalit Oved. Depuis son entrée accidentelle dans la danse en 1995, Barak Marshall s’impose rapidement comme l’un des principaux chorégraphes israéliens. Son travail puise ses sources sur la dynamique, la physicalité et l’énergie d’Israël avec un clin d’œil aux traditions colorées et aux rituels anciens sur lesquels cette société contemporaine unique est fondée.
En 1998, Barak Marshall a reçu le Premier prix et le Prix d’Auteur du prestigieux Concours Chorégraphique International de Bagnolet ainsi que le Prix Bonnie Byrd de la Nouvelle Chorégraphie et le Prix national de l’ADAMI.
Barak Marshall a créé plusieurs pièces pour le Batsheva Ensemble, le Philadanco Dance Company, le MDT Dance Company et l’ABCD Dance Company. Il a été chorégraphe résident à l’American Dance Festival en 1998 et 1999 et été mandaté pour créer deux nouvelles pièces pour le Festival d’Israël.

En 1999, Barak Marshall est invité par Ohad Naharin à devenir chorégraphe résident de la Batsheva Dance Company.
Barak est aussi chanteur de musique orientale et de musique classique. En 2011, son travail a reçu le premier prix au Joyce Foundation A.W.A.R.D. Show qui a eu lieu à Los Angeles. En 2013, Barak Marshall signe «The Castaways» pour la Rambert Dance Company. Sa pièce la plus récente est «1972» qui a été créée en 2015.

‘Une phrase de mouvement est une phrase de sens. Mon travail est comme un langage des signes corporel’

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 Hofesh Shechter Hugo Glendinning webHofesh Shechter

Hofesh Shechter est reconnu comme étant un des artistes les plus excitant du moment, composant des partitions musicales envoûtantes pour venir compléter la physicalité unique de son mouvement. Il est le directeur artistique de la Hofesh Shechter Company, basée au Royaume-Uni, fondée en 2008. La compagnie est en résidence au Brighton Dome et Shechter est Artiste Associé au Théâtre Sadlers Wells à Londres.

Parmi ses pièces récentes pour la compagnie: Uprising, In your rooms, "The Art of Not Looking Back", "Survivor" (en collaboration avec Antony Gormley au théâtre Barbican), "Sun", "Political Mother", et en 2015, "Barbarians".

Shechter a également créé et remonté des pièces pour des compagnies internationales de danse de premier plan telles que Royal Ballet, Netherlands Dance Theatre 1, Alvin Ailey American Dance Theatre, Cedar Lake Contemporary Ballet, Bern Ballet, Carte Blanche Dance Company, Candoco et Batsheva Ensemble.

Il a chorégraphié pour le théâtre, la télévision et l'opéra, notemment au Metropolitan Opera (New York) pour "Two Boys" de Nico Mulhy, le Royal Court sur la production "Motortown and The Arsonists", le National Theatre sur Saint Joan et pour la série sur la chaîne Channel 4: "Skins". Pendant #HOFEST, un festival durant 4 semaines autour du travail de Shechter sur 4 lieux emblématiques à Londres, il a co-dirigé "Orfée et Eurydice" de Gluck avec John Fulljames au Royal Opera House. En 2016, il a été nominé pour un Tony Award pour sa chorégraphie de la reprise de "Le Violon sur le Toit" à Broadway, New York.

La dernière création de Shechter pour sa compagnie, "Grand Finale", a fait sa première au Théâtre Paris-Villette.


 

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dubois1 500pxOlivier Dubois

Né en 1972, Olivier Dubois a été élu l’un des 25 meilleurs danseurs du monde en 2011. En tant qu’interprète, il a œuvré pour de nombreux chorégraphes et metteurs en scène du monde entier. Depuis 2005, ses créations en tant que chorégraphe s’en- chaînent avec succès : la SACD et le Festival d’Avignon lui proposent, en 2006, de signer une pièce dans le cadre du Sujet à vif. En juillet 2008, il crée Faune(s) autour de la pièce de Nijinski, L’après-midi d’un faune, au Festival d’Avignon.
Son exposition L’interprète dévisagé fait l’actualité pendant un mois en 2009 au Centre National de la Danse. En septembre de ce e même année, une autre création voit le jour à la Biennale de la danse à Lyon : L’homme de l’Atlantique. Puis en novembre 2009, il entame une trilogie, Etude critique pour un trompe l’oeil, avec la pièce Révolution créée à la Ménagerie de Verre à Pa- ris. Vient ensuite le deuxième volet, le solo Rouge en décembre 2011 ; puis la dernière pièce de la trilogie, Tragédie, qui a vu le jour au Festival d’Avignon le 23 juillet 2012.
Olivier Dubois collabore également avec deux grandes compa- gnies : Les Ballets de Monte-Carlo, qui lui commandent la pièce Spectre et le Ballet National de Marseille pour Elégie. Il crée Souls Seul le vivant m’intéresse, la notion de résultat n’importe pas parce que c’est un travail vivant en perpétuel ajustement,
au début c’est du gros œuvre et ensuite c’est de l’orfèvrerie...
Olivier Dubois en décembre 2013, à l’issue de répétitions au Caire et à Dakar avec six danseurs de différents pays africains. En 2015, il présente deux nouvelles créations : Mon élue noire et Les mémoires d’un seigneur. Il signe également la chorégraphie de Sound of Music en collaboration avec Yan Duyvendak. Sa dernière création, Auguri, à été présentée à la Biennale de la danse à Lyon en septembre 2016.
Olivier Dubois a aussi conçu de nombreuses créations pour des danseurs amateurs comme Mille et une danses, événement choc de la Nuit Blanche 2017.
Il a dirigé le Ballet du Nord de 2014 à 2017. Il est actuellement artiste en résidence au Centquatre-Paris.
Pièce coup de poing pour dix-huit danseurs nus, Tragédie sera présentée une dernière fois dans le cadre du festival Paris l’Eté du 16 juillet au 4 août.

"L‘invitation ne pouvait être plus belle ... Déployer une vision partagée de l’interprète de demain. Cette proposition audacieuse et rare qui m’est faite aujourd’hui par la direction du Ballet Junior de Genève me réjouit. C’est l’occasion unique d’associer une approche pédagogique d’excellence inscrite depuis plusieurs années au sein de cette formation à une vision artistique singulière. C’est offrir ainsi à ces jeunes danseurs la capacité de déployer un savoir unique : celui de l’interprète dansant et pensant comme une « école » de l’interprète, faite d’exigence et de plaisir. Cette opportunité, je la partagerai avec eux, comme un dialogue, un échange de valeurs fondamentales de ce qui mène nos vies : la Danse."

Olivier Dubois

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pierre pontviannePierre Pontvianne

A l’origine, il y a une envie première : créer.
Né à Saint-Etienne, en 1981. C’est dans cette ville qu’il fondera en 2004 avec Emilie Tournaire et Pierre Treille, la compagnie PARC. C'est dans cette ville qu'il vit.
Ses affinités avec la musique, les arts plastiques et la danse l’engagent très tôt sur la voie artistique. La danse s'imposera comme l'endroit où tous les arts peuvent converger.
Après une formation au conservatoire de Saint-Etienne puis à l'école Supérieure de Danse de Cannes, il est lauréat du Prix de Lausanne en 1999.
Commence alors un voyage d'interprète aux rencontres fondatrices, d'abord au Nederlands Dans Theater puis en free-lance à travers l'Europe. Son chemin croise notamment celui du Frankfurt Ballet, de la compagnie Carte Blanche, ainsi que de nombreux autres projets alternatifs entre la Hollande, l'Allemagne, la Belgique et la France.
Depuis Souffle, solo signé en 2012 et Punkt, Vif du Sujet Itinérant au Festival June Events (2013), il trace une ligne chorégraphique singulière, en relation étroite avec les éléments lumineux, musicaux, sonores, spatiaux, et redit une nécessité artistique au sens large, une conception de la chorégraphie au contact d’autres matières.
Déflagration progressive où la résistance est poussée jusqu’à sa dissolution (MOTIFS, 2014) Imprégnation lente et sidérante, aveuglée par ce qui se rapproche (Là-sextet, 2015),
Choc suspendu, étiré à son maximum (Janet on the roof, 2016)
Imbrication des corps portés à leurs limites par un flux incessant (AND-OR WAVE, 2017)
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Alignements, bascule, modulation ...
Chaque objet créé transpose le mouvement imperceptible et violent du monde, dont nous sommes chacun acteur et spectateur.
Depuis 2014, Pierre Pontvianne et toute l'équipe de la compagnie PARC sont engagés dans le projet RAMDAM, un centre d'art.
Le spectacle «Janet on the roof» créé en étroite collaboration avec la danseuse Marthe Krummenacher a été présenté à l’ADC en octobre 2016 et a subjugé autant le public que la presse.

 

alexander ekman 500Alexander Ekman

Alexander Ekman est né en 1984 à Stockholm, en Suède. Il a été formé au Royal Swedish Ballet School puis, sa formation terminée, entre au Royal Swedish Ballet. D’août 2002 à mi-2005, il devient un danseur de tout premier plan du Nederlands Dans Theater II («NDT2») de Jiri Kylian. Durant la saison 2005-2006 il danse avec le Cullberg Ballet en Suède où on lui demande rapidement de créer deux pièces pour la compagnie.
Ekman créée sa première chorégraphie à Stockholm puis pour le Nederlands Dans Theater Choreography Workshop en 2004 et 2005, aux Pays-bas. Ses pièces se caractérisent par des idées réellement novatrices et un humour débridé. En 2006, il remporte le second prix et le Prix de la critique du Concours chorégraphique international d’Hanovre avec sa pièce Swingle Sisters. par ailleurs, le «BalletTanz Yearbook 2006» mentionne Ekman comme étant «un jeune chorégraphe à suivre». En novembre 2006, Ekman fait ses début de chorégraphe au sein du NDT2 avec la pièce Flockwork qu’il créée pour ses anciens acolytes. Un an plus tard exactement, en novembre 2007, Alexander Ekman crée LAB 15 cette fois pour la célèbre Nederlands Dans Theater 1 (NDT1).

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Programmes

Mix 21 - du 21 au 23 décembre 2018

May B de Maguy Marin (extrait)

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Créé en 1981 , "May B" bouleverse tout ce qu’on croyait de la danse. C’est une déflagration, dont les échos ne se sont jamais éteints.
Inspirée par l’oeuvre de Samuel Beckett , "May B" est imprégnée du tragique, de l’humour et du cynisme salvateur qui sont la marque de l’auteur. 36 ans après sa création, la pièce de Maguy Marin est devenue l’une des pièces emblématiques de la danse contemporaine dans le monde entier et a marqué l’histoire des arts vivants par sa puissance poignante. Sur les musiques de Franz Schubert, Gilles de Binche et en bande, en meute, les danseurs se heurtent, circulent, se cognent.
Réconciliant danse et théâtre, les interprètes jouent la drôlerie de l’impossibilité de vivre ensemble et se meuvent dans l’incapacité tragique à rester seul. Joyau du répertoire de Maguy Marin, "May B" a fait le tour du monde depuis sa création; désarçonnant le public, à la fois, saisi par le rire et impressionné par la force de cette danse-théâtre révolutionnaire. Entre chorégraphie viscérale, mise en scène théâtrale et époustouflant travail plastique, le spectacle brille toujours par son audace.

AOW de Pierre Pontvianne

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Pierre Pontvianne poursuit le travail de recherche qu’il a entamé lors de ses dernières créations:
« Ma recherche chorégraphique est simple. L’instant présent me semble compact. Comme un nœud, je cherche à le desserrer.
Ici je m’appuie sur l’idée de déconstruire ce que je fais quand je le fais. Danser devient alors un état de simultanéité du faire et du défaire.

A travers un processus de tissage et détissage chorégraphique et musical, j’oriente mon attention vers des moteurs créatifs aussi concrets qu’impalpables : intuition immédiate / bascule des forces / collision / infini / musique de l’instant.»
«AOW» symbolise la simultanéité éclatée que notre monde traverse
ou comment notre rapport au temps, à l’espace et aux évènements est défini par ce qu’on décide de regarder.»

Rhapsody on a Theme of Accords de Thomas Hauert

rhapsody 01

Concept : Thomas Hauert
Choréographie : Liz Kinoshita, Mat Voorter
Costumes : OWN
Musique : Rhapsodie sur un thème de Paganini, Op 43, de Sergueï Rachmaninov

Cette création pour le BJG s'inspire des méthodes chorégraphiques que la cie ZOO/Thomas Hauert avait utilisées dans « Accords » en 2008.

« Rhapsody on a Theme of Accords » joue de variations sur le thème de l'unisson mais explorées au moyen de partitions improvisées. C'est un processus "démocratique" basé sur la liberté individuelle et l'attention portée à l'autre. Pour les danseurs c’est un vrai défi de jeu scénique: ils sont responsables de l'invention et de la mise en action de leurs propres gestes sur scène, mais également de la création et du développement des structures de groupe. Ils doivent adapter leur rôle individuel au sein d'une constellation dynamique dont les mécanismes évoluent constamment. Les capacités cognitives d'un tel système dépassent de loin la simple somme des capacités individuelles des danseurs.

Plus largement, il repose sur l'intuition - une faculté neurophysiologique qui se développe à travers l'expérience. C'est une pratique autour de mener/suivre, partager/libérer l'espace pour chacun dans une sorte de microcosme utopique sur scène, tel un modèle de société en général. Sur scène on pourra donc y voir autant l'indétermination, la justification introspective, l'improvisation du bricoleur, la vision restreinte, les opportunités découvertes trop tard, la tentation de suivre des chemins familiers et un avenir ouvert.

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Mix22 - du 22 au 24 février 2019 - Festival ANTIGEL

Tenir le Temps de Rachid Ouramdane

Tenir le Temps AnjaBeutler

photo: Anja Beutler
Qui garde le contrôle sur quoi dans les sociétés à plusieurs vitesses d’aujourd’hui ? s’interroge Rachid Ouramdane. «J’ai imaginé pour cette pièce soumettre 16 interprètes à une mécanique qui les dépasse, faite d’actions rythmées, de mouvements dominos et de réactions en chaine».
Dans ce précipité de danse, les corps témoignent d’une situation de crise, où le lien de l’individu au groupe est en constante négociation. Ensemble, sans être à l’unisson, dans les jaillissements de solos et de duos, les interprètes manifestent une formidable pulsion de vie.
Entre mouvements continus, vides et pleins, tensions et abandons, "Tenir le temps" apparait comme l’une des pièces les plus dansées de Rachid Ouramdane.
La partition du compositeur Jean-Baptiste Julien répond à l’écriture du chorégraphe.
Ils nous rappellent que l’art de la répétition, du canon et du leitmotiv est une notion fondatrice qui a bouleversé le champ de la scène.

 

1972 de Barak Marshall

1972 marshal

Dans l’essentiel de ses œuvres, Marshall est particulièrement attiré par les dynamiques de pouvoir et le rôle qu’y tiennent les plus défavorisés. La pièce "1972" , créée pour le Inbal Dance Theatre, célèbre une boîte de nuit dans un quartier du sud de Tel Aviv. Sur de la musique mizrahi (juive moyen-orientale) et arabe et avec une équipe de danseurs aux habits disco, "1972" examine cette tranche de société israélienne oppressée pendant ses moments de célébration et d’échappatoires. S’y mêlent aussi des travestis, - souvent d’originie mizrahi dans les années 70 - relégués au bas de l’échelle dans ce pays alors en proie aux problèmes de race, de sexualité et de classe sociale.
Barak Marshall réussit à rester sur le fil, entre l’état du participant et de l’observateur. N’ayant pas suivi un cursus de danse reconnu, il apporte une inspiration nouvelle dans la création chorégraphique et ses oeuvres conservent une originalité inégalée. Sur un plan personnel, son éducation hors d’Israël lui permet une perspective unique sur son héritage, tout particulièrement du côté Yéménite.
« J’ai toujours trouvé intéressant de découvrir les différentes façons dont ma culture Mizrahi pouvait être considérée. J’ai grandi à Los Angeles dans les années 70 dans un grand multiculturalisme. J’étais très fier d’être Adenite et sentais un immense soutien de ma communauté. Cependant, en Israel c’était totalement l’opposé. Il y avait et continue d’avoir des préjugés majeurs envers les juifs mizrahi. Cela me choque toujours. Il y aurait beaucoup à faire.»


 

Political Mother de Hofesh Shechter

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Chorégraphie et musique: Hofesh Shechter
en association avec la Hofesh Shechter Company
Remonté par: Sam Coren et Alma Munteanu
Partition musicale: Hofesh Shechter en collaboration avec Nell Catchpole et Yaron Engler
Lumière: concept d'origine de Lee Curan , adapté par Arnaud Viala
Costumes: basés sur le concept d'origine de Merle Hansen

"Political Mother" (à l'origine, pièce d'une soirée créée en 2010) déborde de l'émotion et la complexité très terrienne de Hofesh. Une musique de pulsations, des séquences extraordinaires de groupe et un montage cinématographique font de "Political Mother" une expérience en danse hors du commun. Cet extrait spécialement conçu pour le Ballet Junior vise à capturer la passion et l'anarchie de la pièce d'origine, qui a tourné internationalement depuis sa conception et a rencontré le succès auprès des critiques comme du public.

Political Mother (en version intégrale) , première le 20 mai 2010 au Brighton Festival UK.

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Création Olivier Dubois

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En coproduction et dans la saison de l'Association pour le Danse Contemporaine (ADC) à Genève.

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Tournées 

"Tenir le Temps" de Rachid Ouramdane
"Political Mother" de Hofesh Shechter
"Pulsework" d'Alexander Ekman